• Martial

Freiburg - Olympiakos : l’heure de Valbuena ?



Pour cette avant-dernière journée de Ligue Europa, c’est un Olympiakos pas totalement

mort qui s’avance sur la pelouse allemande de Fribourg. Et si Michel sera privé de plusieurs

joueurs hors de la liste européenne, le temps est peut-être venu de miser sur un atout

jusque-là trop peu utilisé en Europe : Mathieu Valbuena.


Que pourrait-on dire sur l’Olympiakos 2022-2023 qui n’ait pas encore été dit jusque-là ?

Après plus de deux mois de compétition, les lacunes de cet effectif, des staffs qui se sont

succédé à la tête de l’équipe mais aussi de toute l’administration ont été suffisamment

exposées par les supporters. Et surtout par les résultats, avec un point en quatre journées

de Ligue Europa, aucune victoire en Europe et dix points de retard en championnat.


Mais assez parlé de ce qui ne va pas. N’insistons pas plus sur la fragilité physique de

Vrsaljko, l’incapacité de Marcelo à être prêt physiquement, les soucis de charnière centrale,

le manque d’ailiers, Oleg qui enchaîne les matchs, les choix parfois bizarres de Michel ou

qui doit jouer dans les buts. Parlons plutôt de cet atout trop peu utilisé à l’Olympiakos :

Mathieu Valbuena.


Aucune titularisation en Europe cette saison


Oui, Petit Vélo a 38 ans, et plus ses jambes de 20 ans. Oui, en faire un titulaire indiscutable

sur la durée risque de le cramer. Mais à quel moment cela l’empêche-t-il de démarrer en

Europe, surtout dans une période où le club cherche cruellement des leaders pour tenir le

cap en dehors de la Grèce ? Cette saison, Valbuena n’a disputé que 37 minutes en phase

de poules de Ligue Europa, restant par exemple sur le banc tout le match à Nantes alors

que l’équipe ne voyait pas le jour. Et il n’aura disputé que 7 minutes au Karaiskakis face à

Qarabag, pour ce qui ressemblait alors à un tournant bien mal négocié.


Le temps est sans doute venu de le mettre d’entrée. Car sa passion, déjà, mais surtout son

intelligence de jeu, sa qualité technique, sa justesse et sa capacité à faire marquer sont

autant d’atouts qui sont laissés trop souvent de côté en Europe. Sans parler de sa précision

sur coup de pied arrêtés, alors que l’équipe a toutes les peines du monde à construire des

actions de but. Jamais Valbuena n’a été titulaire cette saison en Europe, y compris cet été,

et l’Olympiakos n’a toujours pas connu le goût de la victoire. Pas un hasard…


Et puis, où est le risque à se servir d’un joueur qui a plus de 40 passes décisives avec

l’Olympiakos ? D’un joueur qui a plus de dix passes décisives en Europe avec le club, alors

qu’il est arrivé sur sa fin de carrière ? Aurait-on oublié son centre contre Marseille ? Son

corner à Arsenal ? Son été 2020 de folie ? Et surtout, quel autre joueur dans cet effectif

surchargé, rempli de mercenaires, peut dire qu’il aime plus l’Olympiakos que lui ? Alors, le

temps de Petit Vélo est venu ! Après, il sera trop tard…

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