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Francfort-Olympiakos : dur retour à la réalité


Après deux succès en deux journées de Ligue Europa, l’Olympiakos a chuté en Allemagne jeudi, face à Francfort (3-1). Encore une fois, les hommes de Pedro Martins ont payé très cher leurs erreurs individuelles et le manque de concentration sur la scène européenne, alors qu’un très joli coup était possible.


Ce type de rencontre ressemble à du déjà-vu. Sur ces deux ou trois dernières saisons, on ne compte plus les rencontres européennes de l’Olympiakos où l’équipe semblait en capacité de s’imposer, y compris à l’extérieur, mais se faisait crucifier par ses propres démons. Citons, à titre d’exemple, le match retour à Wolverhampton (penalty concédé), la rencontre à Tottenham (erreur grossière), le match à domcile face à Porto (penalty concédé), celui à Marseille (deux penaltys concédés), ou encore la double confrontation face à Arsenal avec cette défaite 3-1 en fin de rencontre. Bref, ce voyage en Allemagne est à ranger dans la catégorie des “on aurait pu”. Oui, l’Olympiakos aurait très bien pu ramener quelque chose jeudi soir : le point du nul, peut-être, après l’égalisation d’El Arabi et la prestation pas si impressionnante de Francfort. Ou peut-être même un succès, si jamais le 2-1 avait basculé côté Grec sur cette occasion du Marocain en fin de première période.


Un éternel recommencement


Mais l’histoire ne s’est pas passée ainsi. Le but d’Almamy Touré juste avant la pause, sur une erreur de marquage et plus globalement un relâchement, a fait beaucoup de mal. Comme le penalty concédé, encore, en première période. Et comme le troisième but, où la défense ne suit pas après l’arrêt de Vaclik. Un éternel recommencement, et la désagréable sensation que cette naïveté sur la scène européenne colle à cette équipe qui, pour le reste, avait proposé quelque chose de cohérent à défaut de réellement briller


Et c’est peut-être là que la défaite fait le plus mal. En soit, il n’y a rien d’infâmant à perdre face à Francfort, équipe plutôt solide de Bundesliga même si elle n’y joue pas le haut de tableau. On a bien vu, hier, la qualité de certains de leurs joueurs, très réalistes (eux) pour venir piquer l’adversaire. Mais cette impression de non-progression sur ces petites erreurs qui coûtent si cher au final, ça ne passe guère. Surtout lors de la quatrième saison sur le banc d’un entraîneur qui, du coup, a eu tout le temps nécessaire pour faire progresser certains de ses joueurs ou corriger l’effectif à sa guise.


Le PAOK, déjà crucial


Alors, maintenant, la rencontre de dimanche face au PAOK apparaît comme cruciale. Eu égard à l’adversaire, déjà, qui débarquera en pleine confiance. Mais aussi vis-à-vis de Pedro Martins, dont les choix et les préférences apparaissent chaque semaine un peu plus difficiles à comprendre et/ou analyser. Après tout, l’effectif dont il dispose est fourni en qualité et en quantité, mais trop de joueurs semblent éreintés physiquement (Reabciuk et Bouchalakis, par exemple, qui enchaînent en club comme en sélection) quand d’autres n’ont pas de rythme, faute de titularisations (Kunde, Rony Lopes).


Reste à savoir ce que le Portugais jugera bon de changer d’ici dimanche. Une victoire donnerait un peu d’air et de confiance, surtout si elle est acquise avec la manière, un peu comme en Turquie. Mais tout autre résultat, surtout à huis clos, replongerait le club dans les doutes après avoir vécu un été pour le moins mouvementé.


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